Le pervers
Je suis là, à regarder le temps passer; ce temps, il presse mon coeur chaque jour, en extrayant le peu de passion qu’il me reste sous la forme d’une liqueur nauséabonde. Mon esprit devient chaque jour plus lent, comme si le poids des années s’accumulait sur lui. Ah! quel esprit lourd. J’envie la mort, j’envie ceux qui ont pu préserver le peu d’esprit qu’ils possédaient. Suis-je fou? Non, je n’ai même pas cet honneur, je ne suis qu’un esprit médiocre.
Ô souffrance, tu es mon seul remède, toi qui a faibli sous le regard des femmes qui ont parsemé mon inconscient amer et pervers. Perversion! Ah, quelle connerie.