Confessions peintes

Ce que je pense, vis et ressent, peu importe la connerie immonde que certains veulent en faire. Pour ceux-là : allez vous faire foutre.

Fév 2

Le pervers

Je suis là, à regarder le temps passer; ce temps, il presse mon coeur chaque jour, en extrayant le peu de passion qu’il me reste sous la forme d’une liqueur nauséabonde. Mon esprit devient chaque jour plus lent, comme si le poids des années s’accumulait sur lui. Ah! quel esprit lourd. J’envie la mort, j’envie ceux qui ont pu préserver le peu d’esprit qu’ils possédaient. Suis-je fou? Non, je n’ai même pas cet honneur, je ne suis qu’un esprit médiocre.

Ô souffrance, tu es mon seul remède, toi qui a faibli sous le regard des femmes qui ont parsemé mon inconscient amer et pervers. Perversion! Ah, quelle connerie. 


Déc 26

Ces temps où la productivité est nulle

J’aimerais beaucoup travailler et développer mes techniques de dessinateur, mais on dirait que je n’ai pas la motivation pour le faire, mais je sais que je devrais le faire quand même, alors je vais écrire ce post, préparer du café, et me lancer dans le travail. Au fait, je devrais aller me trouver un fixatif pour appliquer sur mes dessins pour éviter que tous mes travaux aient l’air de l’attaque de l’armée infernale du grand Charbonardent Ier, parce que, honnêtement, ça fait pas mal pitié pour l’instant.

Donc, dans mes prochains travaux, je dois travailler à:

  • la propreté
  • les formes de bases
  • la douceur des traits
  • la rendu des ombrages et des textures.

Déc 21

Comment ne pas tomber dans le piège de la procrastination

Voilà un truc qui finit tous par nous happer lorsque l’on décide d’étudier les arts : un découragement. Ce genre de découragement est commun, inévitable chez toute personne qui décide d’apprendre les arts. D’ailleurs, ce problème, qui peut sembler monstre sur le coup, ne se résume qu’à une seule chose lorsque l’on y pense deux secondes. Cette chose, qui est en fait une émotion, nous la connaissons tous bien intimement… c’est la peur.

La peur de ne pas être à la hauteur, la peur de gaspiller son énergie dans une vaine entreprise, la peur de passer à côté de nos véritables talents. Finalement, ce genre de blocage nous fait douter de notre essence même, de nos propres désirs : ai-je vraiment ce qu’il faut pour être artiste ?

C’est normal d’y être confronté un jour ou un autre, mais la pire chose à faire, c’est de se laisser inonder par la négativité d’un tel raisonnement. De plus, les difficultés auxquelles nous sommes confrontés doivent être regardées différemment : ce sont des marches. Des marches qu’il faut attaquer si on veut se rendre plus haut sur le chemin de la réussite, et ce, peu importe le domaine. Voyez chaque remise en question comme un outil pour s’améliorer.

Oh! et s’il-vous-plaît, ne faites pas ce que j’ai fait, vous perdrez honnêtement beaucoup de temps, ne vous culpabilisez pas pour tout. Si vous voulez vraiment être artiste, le seul facteur qui influence vraiment sur votre décision, c’est de respecter la personne que vous êtes, et de mettre les efforts nécessaires pour réaliser vos rêves.

Et cessez d’avoir peur du milieu artistique et des écoles d’art, ce sont les meilleurs endroits pour apprendre, et les critiques de vos professeurs et de vos camarades peuvent fournir le meilleur outil possible pour grandir.


Déc 15

Bon, voilà, aujourd’hui, c’est la journée curriculum vitae. Je me demande franchement comment tout ça va aller. De plus, plus tard, je vais rencontrer mon père pour lui expliquer que je vais étudier en arts visuels au Vieux-Montréal. J’ai franchement hâte, parce que je voudrais étudier là.

Aussi, je suis en train de penser à me monter un porte-folio virtuel pour pouvoir promouvoir mon art plus tard. Je crois que je vais me lancer dans ça cet après-midi, mais à vrai dire, je préférerais plutôt dessiner et continuer d’agrandir mon porte-folio d’apprentis artiste.

Je crois que c’est important pour n’importe quelle personne qui veut devenir artiste de savoir sa place; on n’est pas un artiste avant que l’on puisse vivre son art ou que l’on ait acquis un certain bagage technique.


Déc 14
“Cégep du Vieux-Montréal, septembre 2012, ME VOILÀ!!!”

Je suis allé marcher tantôt, et à part le froid qui m’engourdissait le visage, je dois avouer que j’étais assez bien. Je me sentais plein d’énergie. Puis, je suis rentré dans l’appart de ma mère, mon « chez-moi », si vous voulez. Là, j’ai réalisé que la raison pourquoi je n’avais plus d’énergie, c’était que je déteste cet endroit, et j’y suis malheureux. Je ne me sens pas chez moi, et je veux quitter cet enfer.

J’ai compilé deux listes de pour et contre. Une en ce qui concerne mes études, et l’autre, mon déménagement. Je veux déménager à Montréal, et étudier en arts visuels. Je vais essayer de poursuivre mes études, faire un BFA à Concordia, puis un MFA. Il ne me reste plus qu’à présenter l’idée à mon père.

Demain, je vais devoir aller porter des curriculums pour pouvoir mettre un peu d’argent de côté (ce qui risque d’être dur avec ma mère) et acheter ce que j’ai besoin en appartement.


Déc 10

Attendre

Dans quelques temps, en fait, d’ici mai, je pars pour Montréal. En effet, je débute un cours en arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal. Je sens que ça va être fou, j’ai vraiment hâte d’être là-bas, à passer mes journées à peindre et tout.

Dernièrement, je passe beaucoup de temps à dessiner; je suis content d’avoir redécouvert cette passion, et surtout d’avoir découvert que je n’avais pas perdu tant de talent. Pour l’instant, je suis fort satisfait du rythme de mon progrès, et je compte passer le temps des fêtes à dessiner jusqu’à-ce que mon coup de crayon soit devenu plus sûr et que je puisse faire un croquis en une quantité minime de traits.

Pour l’instant, ce qui me pose le plus problème, ce sont les valeurs de tons, mais aujourd’hui j’ai trouvé une méthode pour uniformiser mes dessins. à l’avenir je vais pouvoir faire des dessins un peu moins brouillons que mon style barbare de l’instant.

À part cela, je suis content d’avoir vu que ma maîtrise des proportions a tant augmentée. D’ailleurs, depuis que j’ai appris à regarder comme un artiste, je dois avouer que je vois le monde différemment. Des choses qui pouvaient m’ennuyer autrefois m’allument maintenant; je peux être captivé par la chose la plus simple, car ce qui l’entoure est complexe, est d’une richesse visuelle indéniable. Contours, ombrage, perspective, j’essaie de les intégrer dans mon quotidien afin que ce regard d’artiste devienne réellement une seconde nature.


Déc 6

Le Spleen du matin

On entend souvent parler du Spleen nocturne, cette mélancolie douce et belle comme le couché de soleil d’une ville mystérieuse et envoûtante; rien n’est dit, cependant, à propos du Spleen diurne, le Spleen d’un mardi matin. Ciel délavé, voitures suspendues, fumée et silence dans les rues (sauf peut-être au centre-ville). La nourriture est fade, le café est mauvais — il goûte l’eau de vaisselle —, le corps est las, et l’esprit encore plus. Le parfum de la pourriture est insoutenable, et il laisse un goût écœurant dans la bouche, un goût de désespoir.

Ciel délavé, voitures suspendues, pression, spectre gris, visage amorphe. Suicide arrive comme un cavalier triomphant, démontant le grand Angoisse Ier

Ciel délavé, voitures suspendues, ennui, lassitude; lassitude de vivre, de perdre ou gagner, de l’argent, du travail, des amis et des ennemis, de la réputation, des avantages, des inconvénients, de l’amour, de la haine, du ciel et de la terre, du paradis et des enfers, des religions, des philosophies, des sciences, et de tous ceux qui croient avoir raison.

Spleen du matin

S. L. D.


Déc 5
“Le suicide est le summum de la performance artistique.”

Déc 4
“Who fucks nuns will later join the church” The Clash, Death or Glory

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